Pardonner c’est : renoncer volontairement et définitivement à la rancune et à la vengeance envers la personne qui nous a blessé de façon volontaire ou non.
Pardonner c’est choisir de ne pas entretenir – ni dans mes pensées, ni dans mon cœur – le souvenir des blessures, des outrages qui m’ont été infligés.
Le pardon est lié à la vérité. Il ne diminue pas la gravité de la faute, ni la responsabilité de celui qui l’a commise (violence, meurtre, attentat, vol mais aussi adultère, injure, médisance, etc.).
Le pardon n’est pas une échappatoire aux conséquences de nos actes. Il ne dispense pas de sanctions parfois lourdes.
Le pardon conduit à la paix, à la sérénité, à la libération du poids de l’offense.
« S’il est possible, autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes ; ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère (c’est-à-dire : laissez Dieu gérer la sanction), car il est écrit : “À moi la vengeance ; moi je rendrai, dit le Seigneur”… Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien. » Romains 12. 18 à 21
Dieu nous montre l’exemple et nous invite à l’imiter :
Pour être capables de pardonner aux autres, nous avons d’abord besoin de découvrir l’immensité du pardon de Dieu.
« Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes… il (Dieu) nous a pardonné toutes nos fautes. » Colossiens 2. 13
Nos péchés ont profondément offensé Dieu qui est saint et juste. Il pourrait nous anéantir car il est souverain et nous, nous sommes coupables. Mais il nous aime et nous offre son pardon parce que sur la croix, Jésus Christ a sacrifié sa vie pour effacer nos péchés.
Dieu ne renonce pas à ses droits. Sa grâce se déverse en notre faveur car Jésus Christ a payé le prix de notre rançon. Nous comprenons alors l’immensité de l’amour de Dieu qui nous offre son pardon et use de grâce envers nous avant même que nous lui confessions nos fautes.
La Bible nous enseigne les conditions indispensables pour recevoir le pardon de Dieu : se repentir de ses fautes, les confesser à Dieu et croire que le sacrifice de Jésus Christ efface chacun de nos péchés. (Cf Appel N°626)
Dieu nous donne alors l’assurance que notre relation avec lui est pleinement rétablie : « Je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. » Jérémie 31. 34
En nous appuyant sur ces affirmations nous avons la certitude que Dieu nous a pardonné TOUS nos péchés, même les plus graves.
C’est le commencement d’une nouvelle vie remplie de joie et de paix.
C’est avec l’énergie que Dieu donne que nous aurons la force de réellement pardonner sans même attendre un changement de la part de l’offenseur. Cette attitude nous libère et nous permet d’aller de l’avant. Elle contribue à la guérison de nos blessures bien que des « cicatrices » parfois douloureuses persistent. Chaque jour, Dieu nous accordera son secours pour rester paisible.
Très souvent on a conscience de l’offense faite à l’autre. Mais parfois, à cause de sensibilités différentes, il est difficile de comprendre ou d’accepter que l’autre ait pu être blessé.
« Pardonne-moi » est une parole pénible à dire mais nécessaire. Elle demande une grande humilité et s’accompagne d’un véritable regret.
Exprimer son pardon est une étape difficile à franchir car nous avons le sentiment de capituler.
Il est possible de pardonner sincèrement et sans restriction avant même de dire : « Je te pardonne ». Toutefois, lorsque l’offenseur « demande pardon », je dois lui prouver que je suis sensible à sa demande et que je lui accorde mon pardon en disant : « Je te pardonne ».
Ainsi, il recevra mon pardon et sera apaisé.
« Je te demande pardon » et « Je te pardonne » sont des paroles d’une importance fondamentale.
Elles sont LIBÉRATRICES pour celui qui les prononce comme pour celui qui les reçoit. Elles apaisent et participent à la guérison des blessures et la restauration des relations.